La Culture Raisonnée Contrôlée (CRC®) : une filière qui fait son chemin

La Culture Raisonnée Contrôlée (CRC®) : une filière qui fait son chemin

En 20 ans d’existence, la Culture Raisonnée Contrôlée a prouvé qu’il existe une « troisième voie » entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. Au point qu’aujourd’hui, plus de 4 000 boulangers comptent sur la filière CRC® pour travailler avec des farines de haute qualité : des céréales 100 % françaises, cultivées, stockées et transformées avec un haut niveau d’exigence sanitaire et environnementale. Le point sur ce mode de production alter- natif, auquel Lesaffre adhère depuis l’an dernier.

Initiée par des agriculteurs bourguignons dans les années 1990, la démarche CRC® s’est développée au début des années 2000 à partir d’une ambition : cultiver des céréales françaises de haute qualité, selon des pratiques agricoles raisonnées. En d’autres termes, il s’agit de produire différemment pour une alimentation plus saine, tout en prenant soin de l’environnement. Pour concrétiser ces engagements « du champ à l’assiette », une filière complète s’est structurée, impliquant toute la chaîne de production et de transformation des céréales : agriculteurs et organismes stockeurs, meuniers, industriels et distributeurs. Cette organisation traduit une volonté de valoriser le travail de tous les intervenants, explique Marc Bonnet, directeur général du GIE CRC* : « C’est un écosystème où chacun joue son rôle, avec la possibilité de tirer bénéfice de son implication ». Ainsi, les producteurs de blé se voient attribuer une prime pour chaque tonne récoltée.

Un engagement sur toute la ligne

Pour assurer son fonctionnement, la filière CRC® s’appuie sur des cahiers des charges comportant, notamment, des exigences sanitaires parmi les plus poussées. « Le but est d’apporter aux consommateurs les produits les plus sains possibles, avec des garanties de traçabilité d’un bout à l’autre de la chaîne », ajoute Marc Bonnet. Emploi de semences non OGM, cultures sur parcelles préservées, stockage sans insecticides, contrôles qualité, comptabilités matière… les intervenants de la filière s’emploient, chacun à leur niveau, à satisfaire des obligations de moyens et de résultats. Pour valider ces engagements, des contrôles réguliers sont effectués sous l’autorité d’un organisme indépendant

 

 

Certes rigoureuse, la démarche a permis à la filière CRC® de s’imposer : avec une production annuelle de plus de 400 000 t de blé (l’équivalent de la consommation de pain de 8 mil- lions de Français), elle fait figure d’alternative sérieuse à l’agriculture biologique et aux pratiques agricoles conventionnelles. Pas question pour autant de forcer le marché, prévient Marc Bonnet : « Par principe, nous ne produisons que si la demande et les clients existent. Aujourd’hui, nos efforts sont consacrés à renforcer nos engagements, qu’ils soient sanitaires, sociétaux ou environnementaux. Nous souhaitons aussi étendre la filière en direction d’autres cultures comme le colza, le maïs ou l’orge ». Le but : proposer aux boulangers un plus large éventail d’ingrédients, pour qu’ils puissent offrir à leurs clients des produits 100 % CRC®.

* L’organisme coordinateur en charge du suivi et de la promotion de la filière CRC

La filière CRC en bref:

  • Des céréales 100 % françaises : blé dur, blé tendre, seigle, sarrasin, grand épeautre ;
  • Une culture raisonnée, sans traitement après récolte ;
  • Des pratiques agricoles favorables à la biodiversité ;
  • Une juste rémunération des
  • 126 adhérents, répartis en 4 collèges : coopératives et négoces, meuniers, industriels et distributeurs.
  • 3 000 producteurs, sélectionnés par les organismes
  • 4 200 boulangers, sélectionnés par la filière CRC